
Situé aux confins de la Syrie, Mari, dont le site fut investit il y a 6000 ans, devint réellement un centre important au cours du IIIe millénaire avant notre ère. Rayonnant sur toute la région, grâce à son contrôle sur les caravanes et la navigation fluviale, la ville grandie et obtint l'allégeance de nombreuses cité-états. C'est par l'une d'elle que nous connaissons l'existence de Mari à cette époque. Des textes éblaïtes du XXIVe siècle avant JC nous étant parvenus. C'est de cette période que datent les écrits découverts récemment sur le site.
Sous la forme de tablettes d'argiles recouvertes de textes cunéiformes, les experts espère en connaître un peu plus sur la civilisation de Mari au cours du XXVe siècle avant notre ère et peut-être découvrir les noms de nouvelles divinités, jusqu'alors inconnus. La seule chose claire est que la ville, ou tout au moins le lieu de la découverte, due subir un important incendie à cette époque. En effet, les plaques d'argiles, étaient régulièrement réutilisées, c'est pour ces raisons que les informations écrites sur ce type de support sont extrêmement rares en période calme, seuls les incendies issues de troubles permet la cuisson et donc la conservation de ces plaques au fil des siècles. Ces découvertes complètes celles faites un an plus tôt lorsqu'une tombe de la même période fut mise au jour. Celle-ci renfermait des bijoux en or comparables à ceux retrouvé à Ur, dans le sud-est de l'Irak, permettant de penser sinon à une domination, à un échange commercial important.
Ces trouvailles font partie intégrante de ce que les historiens appellent le site de Mari II, compris entre 3000 et 2330 avant JC, date à laquelle la cité perd son indépendance face au roi akkadien Naram-Sin. C'est la période faste de la ville durant laquelle elle voit son urbanisation se développer. Plusieurs temples apportent d'ailleurs la preuve de la richesse de la cité, comme celui dédié à Ishtar ou encore Nini-Zaza. C'est aussi de cette période que date le plus ancien palais royal retrouvé avec son " Enceinte Sacrée ".
Découverte par hasard en 1933 par des paysans syriens inhumant un des leurs, le site attira immédiatement l'attention des spécialistes de la Mésopotamie et les premières fouilles eurent lieu dès le début de l'année suivante. Les campagnes qui se succédèrent durant 5 ans permirent le dégagement d'un palais royal du IIe millénaire avant notre ère, détruit lors de l'anéantissement de la ville par le roi Hammurabi de Babylone en -1760. Des traces ont malgré tout démontré que la cité continua à vivre, difficilement, jusqu'au cours du XIIe siècle avant JC où elle fut, semble t-il, définitivement abandonnée. Les fouilles archéologiques du site n'ont jamais cessé depuis sa découverte et se sont des milliers d'objets qui ont pu être conservés.
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