
La région autonome du Xinjiang a de tout temps été la plus rebelle à l'emprise chinoise. Située aux confins de la Chine la région, indépendante jusqu'aux alentours du Ier siècle avant J.C., étaient peuplées par de multiples ethnies nomades comme les Sai, les Rouzhi, les Wusun, les Qiang ou encore les Xiongnu et qui passaient leurs temps à se combattre. C'est la dynastie des Han qui fut la première à rattacher cette partie reculée du monde orientale au puissant empire afin entre autre de contrôler les Xiongnu, de plus en plus puissants.
Vers -138, Zhang Qian fut mandaté par les Han pour mettre un terme aux raids des Xiongnu, mais il fallu attendre -121 et une grande victoire militaire dans le Corridor de Hexi pour que les Han puissent avoir réellement la main mise sur ce territoire. Ils fondèrent alors quatre préfectures Jiuquan, Wuwei, Zhangye et Dunhuang et envoyèrent leurs premiers fonctionnaires. En 60 av J.C. l'empereur Xuandi créa le poste de "Général des Contrées occidentales" et l'attribua à Zheng Ji. Les différentes ambassades envoyée vers l'ouest permirent l'ouverture de routes commerciales (route de la soie) entre l'empire Han et celui des perses, faisant bénéficier à la nouvelle province de grandes retombées économiques et culturelles, ainsi, la médecine occidentale et orientale se mélangea t-elle ici pour donner la médecine ouïgoure, réputée dans toute la Chine.
Déposée en 220 de notre ère, la dynastie Han est remplacée par celle des Jin. La guerre qui en découle et l'épuration des "ennemis" conduit un nombre important de populations fidèles aux Han à migrer vers l'ouest et atteindre le Xinjiang. C'est certainement de cette période que datent les neufs tombes récemment découvertes par un groupe d'archéologue en mission de prospection avant la construction d'une route et c'est la première fois que des sépultures caractéristiques des Han sont découverte dans cette région. Cette découverte permettra d'étudier les échanges commerciaux et sociaux et politiques entre les états de l'ouest et ceux de l'est. Après les premières fouilles, ce sont près de 30 squelettes qui ont été dégagés avec leurs objets funéraires, monnaies anciennes, poterie, etc... Selon Yu Zhiyong, directeur adjoint de l'Institut des Reliques Culturelles et d'Archéologie du Xinjiang, ce pourrait être au total 12 tombes qui dormiraient depuis 1700 ans sur ce lieu gardé secret.
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