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Troyes replonge dans son passé

- Le 19 sep 2007 à 17h04 - Illustration de l'article : Troyes replonge dans son passé

Les multiples aménagement et construction au centre des villes permettent régulièrement de découvrir une partie de leur histoire. A Troyes, c'est l'époque romaine au début de notre ère qui revient à la surface.

Occupée dès la préhistoire, la région troyenne devient le lieu de sédentarisation de la tribut celte des Tricasses au cours du Ier siècle avant notre ère. Devenue leur capitale, la ville prend le nom d'Augustobona sous la domination romaine vers 50 avant JC. Viabilisée et assainie, la région est alors urbanisée au début de notre ère.

Datant du milieu du Ier siècle après JC, les objets retrouvés lors des fouilles de la place de la Libération, mené par l'INRAP entre 2004 et 2006, donne aujourd'hui leur premiers résultats. C'est ainsi que l'on apprend que plusieurs tablettes d'épicéa, daté de l'an 50 ou 51, et recouvertes d'une mince couche de cire servaient, à l'aide d'un stylet, de tables d'écriture, quelques traces sont d'ailleurs encore visible sur certaines d'entre elles. Mais se sont également des objet de la vie quotidienne qui ont été révélés, comme un peigne, une petite boite en buis et des objets de vannerie.

Un peu plus loin, c'est un puit et des latrines qui sont mis à jour et dont l'intérêt réside dans le fait que, servant de dépotoir, on y retrouve souvent des restes de déchets alimentaires, permettant une compréhension plus précise de l'alimentation de l'époque, révélant, pour ceux-ci, que les habitants de la cité consommaient de la coriandre, de l’origan ou du raisin venus des bords de la Méditerranée.

Autre découverte extraordinaire, celle d'un tonneau au sein du puit, destiné à le cuveler. Les analyses de son bois permet d'affirmer qu'il s'agissait à l'origine d'un tonneau de près de 1m80 destiné au transport de vin piqué, l’acetum, qui, dilué dans l’eau, servait de boisson aux soldats romains.

Ces informations ne nous parviennent qu'aujourd'hui, car l'INRAP, l'Institut national d’archéologie préventive ne peut se permettre de prendre le temps d'étudier chaque objet au moment de sa découverte, construction d'un parking souterrain oblige.

Antiquement vôtre, Rod.

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